19ème s. Anita quitte le foyer familial : un inceste ?

Pourquoi a-t-elle quitté le foyer familial et surtout Rome fin du 19ème siècle ?

L’histoire ne le dit pas, nous sommes donc contraint d’émettre des hypothèses. À l’époque une jeune fille de la bourgeoisie romaine ne quitte pas sa famille, excepté si elle est contrainte  … à la fuite !

S’est-elle avérée enceinte ? Alors ses parents l’auraient reniée et mise à la rue. Alors elle aurait avorté car son premier enfant naquit plus tard. Dans ce cas qui était le père ? un amour clandestin ? un viol ? un inceste ?

Nul besoin d’attendre un enfant dans le cas d’un viol ou d’un inceste pour fuir.

L’inceste est une forme de viol. Le viol n’est pas forcément un acte ponctuel d’une fois, mais peut être répété, constant, s’il s’agit d’une personne proche, une fréquentation de la famille, ou un membre de la famille, homme ou femme.

Il est en effet toujours sous entendu que le viol ou l’inceste seraient perpétrés par une personne de sexe masculin, c’est oublier qu’une personne de sexe féminin peut en être coupable. Il est dans l’imaginaire collectif que le membre masculin serait une arme indispensable pour perpétrer un viol ou un inceste.

Les femmes commettent aussi de tels actes, mais le tabou est tellement fort qu’on l’ignore. À moins que l’on sous-entende que ce serait moins grave, plus doux, de l’ordre de l’affect plutôt que de la sexualité ; la sexualité féminine serait moins pulsionnelle.

Pourtant, homme et femme sont identiques sur ce point et les différences pulsionnelles ne sont pas de genre mais d’individu. Les deux sexes peuvent ressentir des pulsions pour leurs proches et ne pas savoir les maitriser.

Il est difficile d’aller plus loin dans les raisons possibles du départ de Anita de son milieu familial. On peut juste supposer que la ou les raisons étaient impératives.

Un traumatisme est pour toujours, toute la vie, inscrit dans la peau, dans le cerveau, il faut longtemps pour s’en désapprendre ou s’en distancier, voire jamais.

Un inceste perpétré par une mère, par exemple, est pire encore que celui perpétré par un père. Une mère est proche par nature du corps de l’enfant dès avant sa naissance et après par l’allaitement, les soins au corps de l’enfant. Un père, même attentif à son enfant, n’est pas dans cette même intimité avec l’enfant ; ainsi, l’interdit de l’inceste outrepassé par une mère est plus grave moralement et déséquilibre plus gravement la psyché de l’enfant. L’Humain est d’abord un être de ressenti psychique, émotif, le physique en dépendant, non l’inverse.

Anita devient enseignante à Bologne

On ne peut que poser l’hypothèse qu’elle ait été dans l’obligation de gagner sa vie dans l’optique de survivre par ses propres moyens ce qui n’était pas son cas… puisque née dans une famille aisée de Rome

Bientôt, Anita exerce sa profession dans la ville de Bologne. Comment s’est-elle retrouvée à Bologne ? C’est une question essentielle, par quel aspect prendre cette énigme ? C’est pourquoi je pose l’hypothèse d’un inceste…

Institutrice d’État ou préceptrice dans une famille ?

Dans le premier cas elle se serait proposée d’elle-même à un poste vacant et aurait été sélectionnée. Le deuxième cas suppose qu’elle aurait répondu à une proposition. Pourquoi à Bologne et non à Rome ? Aucune famille romaine n’aurait eu besoin d’une préceptrice à domicile pour ses enfants ? Dans les deux cas on se demande pourquoi Bologne et non Rome. Et Bologne est-il un choix ou un hasard ?

Bologne n’est pas non plus une ville neutre : elle est renommée pour son Université depuis le début du millénaire. Sa dénomination « Rouge » de longue date due à la couleur de ses constructions en briques, est renforcée depuis la fin du 19ème et le début du 20ème par ses révoltes à tendances anarchistes, qui participèrent à l’élaboration de son identité.

…puis Anita va rencontrer son futur mari…

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